Principes

Principes fondamentaux du mouvement

Ondulation
L’ondulation évoque la fluidité. Sa rondeur et sa malléabilité permettent d’absorber les chocs et de se mouvoir avec la continuité du roulement et l’élasticité du ressort. L’ondulation est le fondement du mouvement. Le serpent en est l’exemple le plus évident. Sa reptation se fait par une ample ondulation latérale (côté-côté) et une ondulation frontale (avant-arrière) moins visible. Ce schéma subsiste chez les créatures à pieds dont les membres ont pris en charge une grande partie de la fonction locomotrice. Même dans la marche humaine sur deux jambes, l’ondulation latérale et frontale du corps reste nécessaire.
L’ondulation est très sollicitée dans la pratique d’Animal move. Elle renforce le centre et donne une souplesse gracieuse au mouvement.

Spirale
Particulièrement développée chez l’humain grâce à l’autonomie dont jouit la partie antérieure de son corps (bras, épaules), la spirale de la colonne vertébrale se fait de façon plus ou moins prononcée dans toutes les marches animales.

Rapport au sol
Le sol nous renvoie ce que nous lui donnons : si nous le heurtons, nous serons heurtés, si nous le caressons, nous serons caressés. Se familiariser avec le sol pour le rendre accueillant, c’est développer ses propres qualités d’accueil. Le contact des mains au sol, en plus de celui des pieds, informe le système neuromusculaire plus finement.

Coordination
La coordination du mouvement est un enchaînement de postures selon une organisation spatiale et temporelle précise. Une bonne coordination permet la fluidité et l’économie des forces. Une mauvaise coordination demande un effort accru pour une aisance et une performance moindres. La coordination controlatérale favorise les facultés d’apprentissage en faisant communiquer les deux hémisphères du cerveau.

Equilibre
La marche – au sol, à quatre pattes ou sur deux jambes – est une suite de déséquilibres coordonnés. L’équilibre des êtres qui se déplacent n’est jamais statique, mais toujours dynamique, c’est-à-dire qu’il se fait par des micro-ajustements continus. La rigidité empêche cet ajustement, contrairement à la décontraction qui le rend possible.

Balancer
A l’image d’un pendule, le balancer utilise la force de gravitation naturelle. Il est facile d’en faire l’expérience avec son bras en le laissant se balancer d’un côté et de l’autre. La chute du bras va générer d’elle-même une force qui le fera remonter jusqu’à sont point de suspension avant de rechuter. Tout comme le surfer bénéficie de la force de la vague en la suivant, il s’agit de se mettre en symbiose avec le flux de la gravité pour une meilleure dynamique du mouvement et une économie des forces.

Regard
Le regard détermine où se trouve notre conscience. Il peut être intérieur ou extérieur. Dans la phase d’apprentissage, il est souvent intérieur, car il est nécessaire de visualiser les schémas du mouvement. Mais dès que ceux-ci sont acquis, la perception visuelle de l’environnement améliore la stabilité, la précision et l’intention du geste.

Musicalité
La musicalité existe avec ou sans musique. Toute chose temporelle a un rythme, une cadence et un phrasé en elle-même. Qu’il s’agisse de sa propre musique ou d’une musique extérieure, elle constitue un support organisationnel et dynamique dans une séquence de mouvements. Elle en donne la cohérence et la structure temporelle.

Position renversée
La position renversée, ou le passage en équilibre sur les mains, ouvre une dimension supplémentaire de liberté. Alors que les enfants font la roue avec aisance et plaisir, les adultes ne savent plus la faire, car ils ont peur. Oser braver cette peur de perdre pied apporte une meilleure aisance dans son corps et donne confiance en soi.